Mon antre stellaire...

Tout et rien. Des textes, des photos, des images, ... etc. Le tout en fonction des petits aléas, de mon humeur. J'aime partager, c'est tout.

30 mai 2008

Un jour on viendra sur ma tombe

(photo by Do not Attempt)

Enfin, enfin ! Le premier texte depuis des mois... le premier d'une longue série pour tout recommencer.

Le mouvement fluctuant de leurs allées et venues m’évoque le reflux de la vie qui s’en est allée. Des hauts et des bas, la ronde rythmée  des aléas quotidiens. Le balancement des branches qui ploient sous le vent, réminiscence du balancement d’un swing au son d’un blues mélancolique. Ils errent à petits pas reclus dans leurs pensées, doux rêveurs solitaires, montant et descendants les allées. Dans un coin il y a ceux qui ne font que passer pour accomplir leur devoir. Dans un autre un enfant immobile devant une pierre tombale, les yeux écarquillés, en pleine méditation. Plus loin encore une famille assemblée dans la douleur entretient le souvenir. Tant d’autres attitudes devant tant d’autres tombes, souvent désertées.

Un jour peut-être on passera du côté de ma tombe, et un promeneur égaré s’interrogera sur ce dénuement. Peut-être qu’un rayon de lumière impromptu éclairera les lieux différemment et retiendra son attention. Pour peu qu’il s’attarde un moment, qu’il partage avec moi ce brin d’espace hors du temps, il m’aura accompagné un instant, et changé, peut-être, son regard sur la vie.

Et qui sait si un jour on n’aura pas oublié à qui appartient cette tombe, depuis longtemps abandonnée, et si le lierre vivace n’aura pas grimpé et recouvert ce lieu désolé, autrefois si dénudé ? Et si cette ultime parure mortuaire, plus vive vivante que ces offrandes végétales qui parsèment hypocritement les pierres, n’effacera pas les dernières traces d’une identité depuis longtemps vide de sens ? Alors, paradoxe de toute civilisation, la matérialité aura supplanté la mémoire d’une vie. Et quand un jour on passera sur ma tombe, à quelques mètres au-dessus d’une couche de sédiment, sans savoir qu’elle est là, alors il n’y aura vraiment plus rien.

Tout n’aura été qu’une suite de néant. L’avant, l’après. Ma vie elle-même n’aura été qu’un néant, une béance où les gens passaient exactement comme sur ma tombe : avec indifférence. Rien de plus que des silhouettes fantomatiques qui traversaient les allées pour venir à ma rencontre, à contre cœur. Comme si toute ma vie j’avais été sans intérêt, comme si ma pâleur repoussante, depuis longtemps disparue des canons de beauté, et mon silence troublant, mon économie des mots, avaient été des signes avant coureurs, des stigmates annonciateurs de la mort ; rappels d’une condition irrévocable, source de ce dégoût et de ce dédain qui valent d’être laissé en arrière.

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29 mai 2008

Some rest


(picture by lone momo)

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24 mai 2008

Quiet and piece

(photo by dideux)


Besoin d'un peu de sérénité.


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18 mai 2008

Quelques vers

(photo by shuttermonkey)


La nuit céleste vient couronner
La lande de ses perles d'étoiles
Tandis qu'au loin sur la mer azurée
Tourbillonnent en un manège les voiles
Des navires qui rentreront à l'aube.


******

Quelques mots descendus sur ma page il y a environ un mois. Je vous les donne.
En regardant les archives du blog je me rends compte que ma résolution de Janvier a tenu le coup : je voulais relancer le blog, et je suis très régulière depuis, même si malheureusement ce ne sont pas majoritairement des textes. Dans tous les cas ça correspond à cette remontée, et si je suis cette lancée je parviendrais peut-être à écrire ici plus souvent.

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17 mai 2008

Story teller

(photo by the dear Sophie Thouvenin)


Cette fois-ci je suis peut-être de nouveau dans la course.

C'est terrible de regarder derrière moi et de constater cette si longue période de néant artistique. Plus d'inspiration, plus d'envie, plus de motivation, trop de doutes... La vie à mille à l'heure qui t'agresse, qui t'étouffe, et ce foutu cerveau qui ne s'arrêter jamais de réfléchir et de se torturer par la même occasion. Ça effraie, on le traîne comme un poids mort qui empêche d'avancer.

Mais cette fois-ci je crois qu'il s'est produit quelque chose. Ca fait quelques mois que ça se prépare, et c'est la maturation d'une évolution de plusieurs années, mais là je passe un cap. Je suis de retour sur la scène créative... bientôt en tout cas. Et il était temps ! Vraiment, plusieurs années de maturation pour arriver à des constats, qui me paraissent... si simples, si évidents maintenant. Mais je n'aurais pas pu faire sans ce laps de temps.

La question est de savoir si c'était une passade et ou si c'est réellement vital, viscéral, si ça fait vraiment partie de son caractère. Et maintenant que j'ai eu le temps d'y penser, de voir combien ça m'a manqué, il est clair que oui. J'ai été frustré, j'ai expérimenté, j'ai élargi les possibilités de médium tout en m'y perdant... La calligraphie bloquant la photo, la photo bloquant l'écriture... Un immonde cercle vicieux impossible à briser. Et pourtant ! Quand on n'a compris qu'une catégorie n'exclut pas l'autre, que les problématiques sont les mêmes, qu'il s'agit uniquement d'un regard posé sur les choses, d'expression et pas de support...

Je suis revenue aux sources. On commence et on finit par le néant, donc il a fallu y revenir, alors même que j'éprouvais une certaine frénésie. La difficulté est réelle. Mais il s'agit de s'interroger sur le pourquoi, qu'est-ce qui un jour t'a fait franchir le pas. Et en revenant à cette simplicité, à cette évidence qui a fait que l'art était devenu vital pour toi, tu retrouves l'essentiel, tu te retrouves. Et sur cette base, seulement sur cette base solide, tu peux repartir, tu peux reconstruire quelque chose.

Maintenant quand je regarde en arrière, je vois un grand vide, qui me fait toujours peur, mais je le comprends mieux. Et tandis que je regarde vers l'avant, je vois un vide au moins aussi grand, sauf que celui-ci je peux le remplir. Il suffisait d'attendre pour mieux repartir. Les idées sont là, l'envie, la motivation. J'ai retrouvé la vraie raison qui m'a fait commencé, et j'ai retrouvé cette motivation, ce regard qui me pousse. Je vais ressortir du placard les manuscrits, peut-être couverts de poussière, et en les ouvrant je vais me réapproprier ces lignes, ce monde. Je vais redécouvrir ces personnages, je vais les faire danser.

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09 mai 2008

Against all odds

(photo by the dear Sophie Thouvenin)

Phil Collins

How can I just let you walk away, just let you leave without a trace
When I stand here taking every breath with you
You're the only one who really knew me at all

How can you just walk away from me,
when all I can do is watch you leave
Cos we've shared the laughter and the pain and even shared the tears
You're the only one who really knew me at all

So take a look at me now, oh there's just an empty space
And there's nothing left here to remind me,
just the memory of your face
Ooh take a look at me now, well there's just an empty space
And you coming back to me is against the odds and that's what I've got to face

I wish I could just make you turn around,
turn around and see me cry
There's so much I need to say to you,
so many reasons why
You're the only one who really knew me at all

So take a look at me now, well there's just an empty space
And there's nothing left here to remind me, just the memory of your face
Now take a look at me now, cos there's just an empty space

But to wait for you, is all I can do and that's what I've got to face
Take a good look at me now, cos I'll still be standing here
And you coming back to me is against all odds
It's the chance I've gotta take

Take a look at me now


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03 mai 2008

A song for you


(photo by No Secrets)

Donny Hathaway - A Song for You

I've been so many places in my life and time
I've sung a lot of songs I've made some bad rhyme
I've acted out my love in stages
With ten thousand people watching
But we're alone now and I'm singing this song for you

I know your image of me is what I hope to be
I've treated you unkindly but darlin' can't you see
There's no one more important to me
Darlin' can't you please see through me
Cause we're alone now and I'm singing this song for you

You taught me precious secrets of the truth witholding nothing
You came out in front and I was hiding
But now I'm so much better and if my words don't come together
Listen to the melody cause my love is in there hiding

I love you in a place where there's no space or time
I love you for in my life you are a friend of mine
And when my life is over
Remember when we were together
We were alone and I was singing this song for you

You taught me precious secrets of the truth witholding nothing
You came out in front and I was hiding
But now I'm so much better and if my words don't come together
Listen to the melody cause my love is in there hiding

I love you in a place where there's no space or time
I love you for in my life you are a friend of mine
And when my life is over
Remember when we were together
We were alone and I was singing this song for you
We were alone and I was singing this song for you

 

Posté par Letenastare à 18:25 - Humeurs d'emprunts - Commentaires [0] - Permalien [#]

01 mai 2008

Tenderness

A warm touch, omen of summertime ;

As if feeling a presence around ;

I want some tenderness.

 

(Photo by Gwarf)

Posté par Letenastare à 21:51 - Etats d'Âme - Commentaires [1] - Permalien [#]
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