11 mars 2009
Melancholia
(Photo by BlackMamba)
Missing the old scratching quill...
28 février 2009
Inspiration...
(Photo by the dear Nicolas Messyasz)
Il y a des jours comme ça où on sent que c'est différent. Difficile à décrire. Une ambiance différente, une lumière différente. Un petit rien qui fait dire que. Cette brume qui envahit le vallon, y a pas à dire ça me donne des idées folles, ça me remplit le cœur de joie d'une façon inexplicable. Y a ce moment clé où le soleil qui se lève fait s'évaporer la brume. Terrible. Un peu comme le reflet de mon inspiration traîtresse qui se répand la nuit et repart dès le petit matin, au moment même où je me lève et prend mon stylo. Putain d'envie d'écrire et rien qui sort. J'explose. En plus voilà que maintenant la nuit je suis insomniaque et pleine d'idées à la con.
Je finis par me désespérer d'être désespérante. Vaine tentative de retrouver Feu mon Inspiration. D'ailleurs dans ma tête tourne en boucle le rejet de cette idée pseudo-romantique : ça n'existe pas l'inspiration. Si tu te bottais le cul et que tu t'y mettais ça viendrait. "Si". Est-ce je ne le veux donc pas ? Est-ce que j'ai peur ? Est-ce que mes soit-disant "projets" sont donc trop ambitieux, ou prétentieux, utopiques ? Désir stupide d'avoir une étiquette d'artiste pour mes mots ? Et qu'est-ce que je vais faire, même si j'y arrive, dans un monde où les gens ne lisent plus ? Si je ne suis pas un Balzac ou un Zola, ai-je une chance ? De toute façon je vouée à l'échec. Parce que de toute façon c'est pas seulement l'inspiration. Non c'est pire que ça, c'est mon tempérament à la con : plus le temps passe et plus je nourris des idées folles, des projets par milliers alors que je ne suis même pas foutu d'en tenir un seul. Je tourne en rond, toutes les nuits, sur ces pensées stériles, et même parfois le jour se teinte de cette noirceur, comme des fantômes sortis des placards. Je meurs d'envie de tout plaquer pour ça. Alors que ça ne vaut rien. Foutu rêve à la con. Cauchemar d'une vie sous un pont dans des cartons. Les yeux ouverts fixés au plafond pendant des heures, noires.
J'ai beau avoir mon carnet sur moi tout le temps, ça semble ne servir à rien ces derniers temps. "Ces derniers temps". Comme ça sonne creux. Je dis tout le temps ça. Vivement ma sortie de se trou de misère dans quelques mois. A ce moment là je me prendrai par la main, je me mettrai à une table et j'ouvrirai mes pochettes pleines de "trésors". Je me forcerai de relire toutes ses pages noircies d'inepties pour tenter d'en faire quelques choses.
Ça reviendra.
03 février 2009
Lost in translation
(My dear C0incidence)
10 janvier 2009
Spotless
(picture by Karezoid)
Juste quelques mots sur cette semaine : j'aime ce temps. Ca fait tellement plaisir de voir cette neige immaculée qui vient teindre le décor. C'est vraiment rare, et ça donne une toute autre ambiance à ce début d'année. Un peu de lumière malgré les jours si courts ; les sons étouffés sous la neige qui tombe ; j'adore regarder par ma fenêtre la lumière de la lune qui fait briller la neige. En ville c'est moins flagrant, et là je viens de rentrer au bercail, c'est vraiment autre chose ! Des champs vallonnés de tous les côtés, des bosquets teintés...
Un peu de baume au cœur dans la tourmente.
22 décembre 2008
Dark times

(Picture by my dear Circus Doll)
Dark times ;
Vainely looking for an escape
In this world of ashes we bring out
Of the stained idea of progress.
We should hang around, wander,
At least try, to feel the rush in the air
That urges us for redemption...
17 mai 2008
Story teller
(photo by the dear Sophie Thouvenin)
Cette fois-ci je suis peut-être de nouveau dans la course.
C'est terrible de regarder derrière moi et de constater cette si longue période de néant artistique. Plus d'inspiration, plus d'envie, plus de motivation, trop de doutes... La vie à mille à l'heure qui t'agresse, qui t'étouffe, et ce foutu cerveau qui ne s'arrêter jamais de réfléchir et de se torturer par la même occasion. Ça effraie, on le traîne comme un poids mort qui empêche d'avancer.
Mais cette fois-ci je crois qu'il s'est produit quelque chose. Ca fait quelques mois que ça se prépare, et c'est la maturation d'une évolution de plusieurs années, mais là je passe un cap. Je suis de retour sur la scène créative... bientôt en tout cas. Et il était temps ! Vraiment, plusieurs années de maturation pour arriver à des constats, qui me paraissent... si simples, si évidents maintenant. Mais je n'aurais pas pu faire sans ce laps de temps.
La question est de savoir si c'était une passade et ou si c'est réellement vital, viscéral, si ça fait vraiment partie de son caractère. Et maintenant que j'ai eu le temps d'y penser, de voir combien ça m'a manqué, il est clair que oui. J'ai été frustré, j'ai expérimenté, j'ai élargi les possibilités de médium tout en m'y perdant... La calligraphie bloquant la photo, la photo bloquant l'écriture... Un immonde cercle vicieux impossible à briser. Et pourtant ! Quand on n'a compris qu'une catégorie n'exclut pas l'autre, que les problématiques sont les mêmes, qu'il s'agit uniquement d'un regard posé sur les choses, d'expression et pas de support...
Je suis revenue aux sources. On commence et on finit par le néant, donc il a fallu y revenir, alors même que j'éprouvais une certaine frénésie. La difficulté est réelle. Mais il s'agit de s'interroger sur le pourquoi, qu'est-ce qui un jour t'a fait franchir le pas. Et en revenant à cette simplicité, à cette évidence qui a fait que l'art était devenu vital pour toi, tu retrouves l'essentiel, tu te retrouves. Et sur cette base, seulement sur cette base solide, tu peux repartir, tu peux reconstruire quelque chose.
Maintenant quand je regarde en arrière, je vois un grand vide, qui me fait toujours peur, mais je le comprends mieux. Et tandis que je regarde vers l'avant, je vois un vide au moins aussi grand, sauf que celui-ci je peux le remplir. Il suffisait d'attendre pour mieux repartir. Les idées sont là, l'envie, la motivation. J'ai retrouvé la vraie raison qui m'a fait commencé, et j'ai retrouvé cette motivation, ce regard qui me pousse. Je vais ressortir du placard les manuscrits, peut-être couverts de poussière, et en les ouvrant je vais me réapproprier ces lignes, ce monde. Je vais redécouvrir ces personnages, je vais les faire danser.
01 mai 2008
Tenderness

A warm touch, omen of summertime ;
As if feeling a presence around ;
I want some tenderness.
(Photo by Gwarf)
29 avril 2008
Want to tell you stories

My pencil itches me again,
My fellows are poking me from within ;
Unexpected events.
I want to become again that poor story-teller,
To see your yearning eyes widening,
To feel the infinite pleasure to create.
(photo by Astralwind)
16 mars 2008
Anyhow it's missing...
(photo by myriana)
15 février 2008
A star

Born as a star for all those who look at her.
(photo by Sophie Thouvenin)
