Mon antre stellaire...

Tout et rien. Des textes, des photos, des images, ... etc. Le tout en fonction des petits aléas, de mon humeur. J'aime partager, c'est tout.

16 novembre 2008

Ophelia

(Photo by Oscar Meyer)

Texte inachevé (en cours)

Les silhouettes des arbres se dressent progressivement à mesure que mes pas font défiler sous eux le sentier de terre. Mes yeux, qui parcourent ce paysage de verdure, saisissent ainsi selon le rythme de la marche les vagues formes des troncs et des fougèrent qui se massent en bosquets au hasard. Les chemins sinueux qui traversent cette nature paisible sont en réalité autant de cicatrices apparentes que porte la forêt. En m’avançant vers le cœur difficilement accessible du lieu, guidé par l’habitude hors des tracés, les ombres se clairsèment, la lumière perce à travers les feuillages épars. Un espace ainsi libéré se dessine au centre, et le contour tant recherché de l’étang se profile. Rassuré par la présence de l’étendue d’eau, je me laisse d’autant plus guider par le hasard, l’instinct, et mes yeux, auparavant attentifs à l’évolution du paysage en quête de signes, errent à loisir.
Un des chemins contourne les abords escarpés de l’étang pour mener à une grande vaste pelouse verte à l’ombre de quelques saules qui rompent avec le défilé interrompu des chênes. J’en prends la direction, et une fois assis à terre, je laisse aller mon regard : j’ai de nombreux souvenirs en cet endroit. D’ailleurs je me sens rapidement saisi. Le lac reflète étrangement la végétation qui l’entoure de son miroitement hypnotique.

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16 octobre 2008

Troisième mort, on attend encore la réanimation

(Picture by Karezoid)


Il faut croire que je suis encore salement innocente - non, naïve plutôt. On dit qu'on apprend de ses erreurs et pourtant, il semble que je n'y arrive pas ! Jamais deux sans trois : je me suis faite piéger comme une idiote une troisième fois. Alors halte à la stupidité : fuis ma fille, fuis !

Je suis terriblement incompréhensible. Chaque rupture arrive de la même façon, et je suis toujours consciente des signes avant coureurs, mais je ne fais rien ; je suis toujours là à attendre, à espérer que c'est différent, à me dire que je fabule... Ben non, rien à faire ! La vie est quand même trop bien faite pour te laisser souffler deux minutes, au contraire elle fait tout pour t'enfoncer. Parce qu'il faut bien noter que ça n'est pas la petite contrariété qui vient entacher ta vie. Non, au contraire, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase ! Ces ruptures arrivent toujours dans les pires moments, lorsque tu es déjà plus bas que terre. Est-ce que je suis un aimant à merde ? Décidément j'ai pas fini de galérer. Celle-ci vient une fois de plus creuser plus profond ma tombe, porter le dernier coup de poignard.

En fin de compte, je crois que chaque rupture est une mort. Malgré le comique de répétition, et tout le baratin qu'on fait autour, c'est toujours aussi difficile. La même chose : je revois notre vie à deux, qui se déroule, défile sous mes yeux par flash-backs presque en détail - ce parfum qui me hante, ce contact qui me rassure, cette étreinte qui me manque et qui rend mes nuits si vides, ces projets de voyage... C'est à peine fini que ça me manque affreusement, que je regrette tout et rien, tellement trop. Je pense à ce que je voulais faire, ce que j'aurais voulu faire, mieux faire, toutes ces occasions manquées. Qu'est-ce que j'ai raté ? Ou ai-je dérapé ? Qu'est-ce qu'il faut reprendre ? Mais non ma fille c'est trop tard, tu n'auras pas d'autre chance. Tant pis pour l'immense culpabilité doublée d'incompréhension qui t'envahit et te submerge. Il n'y a rien à faire. Tout s'écroule, le petit monde en sursis que tu faisais tenir encore debout grâce à ce pilier se brise en s'écrasant au sol.

A chaque fois je me demande si je vais réussir à tout redresser, à me redresser, et surtout comment. Mais le tsunami rase une vie aussi facilement qu'une ville d'Asie du Sud-Est. Tout est insignifiant. Une mort de plus, les mêmes causes, les mêmes effets ; ma même inertie, la même douleur. Et je reviens toujours à ces interminables questions. C'est quoi ce monde pourri ? Qu'est-ce que je fous là ? Dieu merci je n'ai pas la force de passer sous un train ni de trouver une corde. Plutôt l'idée stupidement romantique de se laisser dépérir. Un voile tombe sur la vie et la recouvre de flou, donnant à tout un aspect distant et amer. Je suis profondément lasse ; je suis fatiguée de tout.

Et pourtant j'observe ce terrible paradoxe : la frustration a tendance à renforcer les sentiments. C'est là que je me rends à quel point je donne et j'aime, un peu, beaucoup, passionnément, c'est selon. Dans mon cas je savais déjà que je l'aimais, c'est si facile, mais ça vient faire éclater la vérité de façon plus brillante encore. C'est fini : moi je ne pense qu'à combien je l'aime, lui a déjà tout effacé, repart avec une autre... Et le pire est que je sais très bien que je ne peux pas évacuer mes sentiments, il n'y a rien à faire. Ça m'énerve toujours, à la fois de penser à ma naïveté, et de repenser aux erreurs qu'il a faites, aux maladresses... mais c'est vain. Car si la haine s'installe facilement, ce n'est qu'un leurre qui vient camoufler l'amour, mais qui ne le remplace jamais, et le fait encore moins partir. Je déteste cette contradiction interne, ce dégoût de moi, de lui, alors que je sais qu'un regard un geste me ferait complètement craquer, et qu'au fond de moi je désire ce contact qui n'a pas eu lieu depuis des semaines. Une fois de plus je doute de ce qu'il avoue, et surtout je déteste ce mur qu'il dresse : une fois de plus je n'ai pas eu droit à un face à face, je n'ai eu que des mots vides.

Oui, je crois que chaque rupture c'est la même chose. Un nouveau choc, trop inattendu, une nouvelle mort. Je dois toujours abandonner cette partie de moi, m'en amputer pour pouvoir partir et tenter de survivre sans elle, tout en sachant que je mettrai des mois à la reconstituer. Mais combien de temps il me reste avant d'être totalement vide et brisée ? Avant de n'avoir plus assez de force pour redresser ce monde ? "Ce qui ne te tue pas te rend plus fort." Reste à savoir si je réussirais encore une fois à m'auto-réanimer, et combien de petites morts je pourrais endurer avant la fin. Parce que je t'aime, et il me faut mourir pour oublier.

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31 août 2008

Fragment sur la nausée

Juste des mots déposés sur un coin de page. A réutiliser plus tard...

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Sentir le poids des mots comme si chacun était redécouvert, défloré, prononcé pour la première fois. Comme si on n’en avait jamais auparavant vraiment saisi le sens, comme si tout avait changé, et comme si cette perception avait modifié le regard porté sur les choses à jamais. Vertige terrible de voir ces certitudes anciennes complètement bouleversées, si facilement renversées. Flux nauséeux qui remonte à la surface, déchets putrides que tout ce qui a existé auparavant. Maladie infecte que la confirmisation - conforme bienséance.

Posté par Letenastare à 18:34 - Gueuloir - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 août 2008

Traces



(photo by the dear Gilad Benari)


J'ai erré sur de nombreux sentiers, j'ai cherché partout tes traces. A la moindre piste que j'ai pu discerner, j'ai suivi tes pas. Ils m'ont mené loin. Je me suis rendue sur tes lieux habituels, comme en pèlerinage. Etranges sensations. Je m'y suis recueillie, j'ai vibré avec eux. Je m'en suis imprégnée comme si tu étais là, comme s'ils portaient ton essence. Mais le chemin ne s'arrête jamais. Alors j'ai cherché d'autres chemins que tu avais foulés et je les ai empruntés à mon tour. J'ai (pour)suivi ton fantôme dans cette ville qui pourrait être tienne. Par delà les ponts qui enjambent les deux fleuves, dans les rues si étroites de la vieille ville, sur cette place que tu fréquentes...

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Des ratures sur un coin de pages...
Moleskine rules. Ce carnet ne me quittera plus jamais.
Un premier jet à utiliser plus tard ; thème de la recherche...

 

Posté par Letenastare à 22:08 - Gueuloir - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 juillet 2008

Nouvelle catégorie

Je ne suis pas du tout sûre qu'elle reste ouverte, mais c'était ma petite idée du mois : créer un gueuloir. Kezako ? Et bien probablement une rubrique mixte : à la fois "coup de gueules" comme on pourrait s'y attendre, mais aussi une rubrique de "test" où je mettrais des brouillons de textes, des mots qui viennent en désordre, pour plus tard... A la façon d'un Flaubert qui "testait" ses phrases dans son "gueuloir". A voir. Peut-être qu'à la longue ça sera vide et que je supprimerais tout ça. Mais malgré le fait que je n'aime pas étaler ma vie de façon directe sur un blog, je pense qu'un coup de gueule de temps en temps... ça n'a jamais tué personne si ?

En attendant, "paix et santé" ! Les vacances c'est sacré, donc je ne sais pas si je renouvellerais l'expérience de l'été : à savoir venir sur internet pendant mon mois sacré de juillet. Parce qu'il y a marre des cons, des emmerdeurs, pendant les vacances ! Et pas seulement. Les cons deviennent de plus en plus nombreux et j'en ai marre ! Les parents qui ne savent pas élever leurs gosses et qui vous emmerdent toute la sainte journée (de vacances!) à les laisser hurler dans al rue comme chez eux. Les idiots de mecs qui brandissent de façon suspecte leur honnêteté/franchise à tout bout de champ, pour mieux vous rouler dans la farine ensuite... Marre des lâches aussi, des chiffes molles... Tout un tas !

Mais rassurez-vous, malgré ces emmerdeurs, tout va bien. Un beau mois de Juillet sur la côte Atlantique même si depuis deux jours les orages sont au rendez-vous. Repos, baignades... Super ! Je pense à vous !

Posté par Letenastare à 15:27 - Gueuloir - Commentaires [0] - Permalien [#]
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