19 février 2009
Maudits maux

(Photo by the dear GazzaJagman)
Meurtri dans sa tour de verre
L'homme s'est fait un devoir
De traverser ce sombre hivers ;
Meurtri dans sa tour d'ivoire
L'homme s'est pourtant laissé submerger
Il est envahi par la douleur ;
Cette nuit, agitée par mon cœur,
J'ai eu un sommeil troublé :
J'ai rêvé, que l'homme des maux
Avait sublimé sa peine.
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Dédicace à mon Noctambule.
20 octobre 2008
Missing you
(photo by the dear Sophie Thouvenin)
You left your scent on the sheets
And laid at nights I can't find sleep ;
I feel your absence, the emptiness you left,
And I'm haunted by your scent that seems
To be everywhere, bringing back memories,
Memories of us ;
I'm missing your touch, your warth,
Your sweetness, your reassuring embrace ;
That's so hard to go on without you by my side,
It looks as if I'd lost my strengh, my pillar,
I fell down and I can't see the edge anymore.
02 octobre 2008
Thoughtfulness
(photo by KirlianCamera)
My head is full of thought
Flowing up and down ;
Obsessive, passionate ;
Thoughts of you, of us,
Of our nights.
I'm missing your touch,
The sweetness of your skin,
Yearning for this shuddering contact
For your fingers to run and linger
On my vibrating bogy ;
Unique sensations.
21 septembre 2008
Une voix en or

(photo by the dear Lara Jade)
Premier jet d'un nouveau texte qui, j'espère, donnera suite (une nouvelle?). Titre provisoire.
Elle avait une voix extraordinaire, telle que je n'en avais jamais entendu de pareille. Une incroyable puissance parfaitement maîtrisée, et maniée avec une remarquable délicatesse. Une voix hors du temps, qui parle à votre être intérieur, qui vous touche au plus profond. Assis dans cette salle sombre j'étais complètement saisi ; je n'avais d'yeux que pour elle ; chacun de mes membres étaient tendus vers ce chant divin. A chaque sursaut de la mélodie, mon cœur s'emballe et se précipite. Quelle est la raison de ce malaise soudain ? Dans l'oppressante lumière, sa silhouette dressée dans le faisceau de projecteurs se détache, et ses cheveux d'or flamboient tandis que son visage se tord. Instant dramatique, la musique de ses mots se teintent d'une couleur sombre. Mais que dit la belle aux cheveux d'or ? De son cri elle lance un appel ! Est-ce vers moi que se tend sa voix ?
05 septembre 2008
Mes nuits de lutte
(photo by the dear Sophie Thouvenin)
Ce noir repoussant qui envahit tout semble être une vague déferlante sur le point de me submerger et de remplir mes poumons déchirés. Cette atmosphère est insupportable. Ma gorge s’est atrophiée, entravée d’un nœud indéfectible et à peine un souffle d’air vient alimenter mon corps défait. J’étouffe dans cette pièce étriquée qui paraît se resserrer comme un étau. Quelle est cette moiteur palpable qui s’agrippe à mes membres ? C’est tantôt une main qui m’effleure, me caresse, tantôt une main qui se glisse dans mon cou par surprise pour m’étrangler. Les zigzags de lumière d’un blanc déchirant se réfléchissent en miroir sur les murs. Fugitifs éclairs qui zèbrent ce noir intense d’étincelles de lumière. Dans cet univers électrique je lutte contre cette chose impalpable, lutte contre moi-même, contre la nuit. Pression extrême de cette nuit orageuse où une tension persiste, résiste contre toute tentative de rassérènement.
Etalée sur ce plancher rêche comme un prisonnier dans sa cellule, je sonde vainement l’opacité de cette nuit déconcertante. Les cliquetis d’un moulin à vent quelque part alentour résonnent dans l’air vicié et saturé. J’ai appris à combattre même avec peu de forces et presque sans air, mais à rime une lutte intestine, une lutte contre un ennemi invisible, inconnu ? Cette attente fantastique et paradoxale d’un être qui ne vient, qui ne se manifeste pas, mais qui a toujours été là. Ca bouillonne à l’intérieur, un peu comme un trac incontrôlable. Une tension dirigée vers l’avant, prête à bondir d’un instant à l’autre.
03 septembre 2008
Story of lost souls III : Weight of sorrow
(photo by Nanfe)
Now that you rise your head, your look,
See where you have been drown to ;
Turn around, look at what surrounds you.
Little Angel spread your wings, and fly towards the sky ;
'Cause don't you hear that through the air rises a melody
That urges you to breathe and live again ?
Did you forget those who care, the worth of your smile ?
You have to keep shining for yourself and for them.
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Écrit il y a très longtemps, mais je ne l'avais pas tapé (j'avais égaré le manuscrit)
Je chercherai comment l'améliorer...
Story of lost soulds part I : Night is about to fall
Story of lost soulds part II : Soul in fallen night
13 août 2008
Burning soul

(photo by the dear Applepea)
There are times when sleeping is not enough,
When forgetting is not possible,
Whatever the way, you have no rest ;
Your soul is burning inside,
Beating in your chest as warning drums,
Revealing unwanted truth.
30 mai 2008
Un jour on viendra sur ma tombe

(photo by Do not Attempt)
Enfin, enfin ! Le premier texte depuis des mois... le premier d'une longue série pour tout recommencer.
Le mouvement fluctuant de leurs allées et venues m’évoque le reflux de la vie qui s’en est allée. Des hauts et des bas, la ronde rythmée des aléas quotidiens. Le balancement des branches qui ploient sous le vent, réminiscence du balancement d’un swing au son d’un blues mélancolique. Ils errent à petits pas reclus dans leurs pensées, doux rêveurs solitaires, montant et descendants les allées. Dans un coin il y a ceux qui ne font que passer pour accomplir leur devoir. Dans un autre un enfant immobile devant une pierre tombale, les yeux écarquillés, en pleine méditation. Plus loin encore une famille assemblée dans la douleur entretient le souvenir. Tant d’autres attitudes devant tant d’autres tombes, souvent désertées.
Un jour peut-être on passera du côté de ma tombe, et un promeneur égaré s’interrogera sur ce dénuement. Peut-être qu’un rayon de lumière impromptu éclairera les lieux différemment et retiendra son attention. Pour peu qu’il s’attarde un moment, qu’il partage avec moi ce brin d’espace hors du temps, il m’aura accompagné un instant, et changé, peut-être, son regard sur la vie.
Et qui sait si un jour on n’aura pas oublié à qui appartient cette tombe, depuis longtemps abandonnée, et si le lierre vivace n’aura pas grimpé et recouvert ce lieu désolé, autrefois si dénudé ? Et si cette ultime parure mortuaire, plus vive vivante que ces offrandes végétales qui parsèment hypocritement les pierres, n’effacera pas les dernières traces d’une identité depuis longtemps vide de sens ? Alors, paradoxe de toute civilisation, la matérialité aura supplanté la mémoire d’une vie. Et quand un jour on passera sur ma tombe, à quelques mètres au-dessus d’une couche de sédiment, sans savoir qu’elle est là, alors il n’y aura vraiment plus rien.
Tout n’aura été qu’une suite de néant. L’avant, l’après. Ma vie elle-même n’aura été qu’un néant, une béance où les gens passaient exactement comme sur ma tombe : avec indifférence. Rien de plus que des silhouettes fantomatiques qui traversaient les allées pour venir à ma rencontre, à contre cœur. Comme si toute ma vie j’avais été sans intérêt, comme si ma pâleur repoussante, depuis longtemps disparue des canons de beauté, et mon silence troublant, mon économie des mots, avaient été des signes avant coureurs, des stigmates annonciateurs de la mort ; rappels d’une condition irrévocable, source de ce dégoût et de ce dédain qui valent d’être laissé en arrière.
18 mai 2008
Quelques vers
(photo by shuttermonkey)
La nuit céleste vient couronner
La lande de ses perles d'étoiles
Tandis qu'au loin sur la mer azurée
Tourbillonnent en un manège les voiles
Des navires qui rentreront à l'aube.
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Quelques mots descendus sur ma page il y a environ un mois. Je vous les donne.
En regardant les archives du blog je me rends compte que ma résolution de Janvier a tenu le coup : je voulais relancer le blog, et je suis très régulière depuis, même si malheureusement ce ne sont pas majoritairement des textes. Dans tous les cas ça correspond à cette remontée, et si je suis cette lancée je parviendrais peut-être à écrire ici plus souvent.
06 avril 2008
Cultiver son rêve
Parce que parfois il faut croire et avoir de l'ambition... j'ai gardé au fond de moi celui-là. Tout l'appelle, le nourrit ; le bruit d'un froissement de papier, d'une plume frottée sur le papier... des sons et des contacts imperceptibles. Un grattement, des mots qui tournent en rond dans ma tête ; une image, une situation… un petit monde intérieur difficilement transcriptible. Le fleuve du temps est loin de s'écouler tranquillement, et j'ai trop souvent l'impression d'avoir déposé ce rêve sur la rive et d'avoir été emportée à des kilomètres par le torrent. Envie de faire demi-tour, de revenir là où je l’ai laissé pour le mettre en terre et le soigner. Le voir pousser, grandir, grandir…
Il dort sous la surface, comme Ophelia endormie. J’ai envie
d’aller le réveiller.
(photo by Bulleblue)

